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Faite votre choix : Lequel de vos héritiers est le plus important!

La question se pose, est-ce que vos héritiers du premier lit sont plus importants que ceux du deuxième? Est-ce le contraire? Sont-ils égaux à vos yeux? D’un point de vue légal, ils pourraient bien ne pas l’être si vous n’avez pas prévu le tout dans un testament en bonne et due forme.

Comme le mentionne le site internet de la « Chambre des notaires du Québec »[1] : « En l’absence de testament, c’est la loi qui détermine les personnes qui héritent de vos biens. La succession est alors dite « légale » ou « ab intestat ».

Ainsi, en l’absence d’un testament, c’est le « Code civil du Québec »[2] qui dictera le partage de votre succession. Concrètement, si à vos yeux tous vos enfants sont égaux, ils pourraient ne pas l’être d’un point de vue légal.

Il est donc important de bien réfléchir aux impacts de votre décès sur vos enfants. Comment serait leur vie sans vous? Comment leur parent toujours vivant pourra seul(e) réaliser les rêves que vous avez pour eux?

Il serait donc pertinent d’imaginer ce scénario même si celui-ci n’est pas très optimiste, vous le devez à vos enfants. De plus, il vous appartient de prendre quelques minutes de plus pour imaginer les impacts de votre décès sur votre conjoint(e) actuel(le).

Grâce aux conseils éclairés d’un notaire, vous serez à même de vous assurer que vos rêves se réaliseront malgré votre décès. Évidemment, un testament bien écrit ne remplace pas une couverture d’assurance-vie appropriée. Une fois que les rêves que vous avez pour vos héritiers sont bien établis, vous devriez vous assurer que vos héritiers auront les sommes d’argent nécessaires à la réalisation de ces mêmes rêves.

Prenons un exemple : Robert est un célibataire de 28 ans. Il rencontre Sylvie, une célibataire de 27 ans. Robert n’a pas d’enfant. Sylvie en a deux. Trois ans après le début de leur union, Robert et Sylvie accueillent leur premier enfant ensemble… tout va très bien, mais, Robert décède à 35 ans suite à un accident d’automobile. Robert n’avait pas de testament et ne s’était pas marié avec Sylvie… Qu’arrivera-t-il à sa succession? Qui héritera de quoi? Quand?

Le « Code civil du Québec » répond très bien à ces questions, mais l’important ce n’est pas cela. L’important c’est Robert, il souhaitait quoi? Pour son enfant? Pour Sylvie? Pour les enfants de Sylvie qu’il considérait comme les siens? Et si le hasard avait fait que Sylvie aussi était décédée dans l’accident d’automobile? Qu’arriveraient-ils aux rêves que Robert et Sylvie avaient pour les trois enfants?

Dans le quotidien, on comprend tous très bien l’importance de l’éducation de nos enfants, qu’ils mangent des repas équilibrés, qu’ils fassent de l’exercice via le sport, qu’ils soient exposés à la culture, etc. En tant que parents, le fait de décéder ne change rien dans ce qui est important pour eux.

Il existe trois formes de testaments reconnus : le testament notarié, le testament olographe et le testament devant témoins. Le site educaloi.qc.ca[3] explique les avantages et inconvénients de chacun.

Les formes de testament olographe et devant témoins, pourraient très bien être utilisées dans l’attente de rencontrer un notaire afin de rédiger un testament notarié, car mieux vaut un testament sous l’une de ces formes que pas de testament du tout.

De plus, ces deux mêmes formes de testaments permettent aussi de réfléchir à ce que devrait contenir le testament notarié. L’important c’est qu’à la fin, ce soit le testament notarié qui devrait être choisi pour ces deux raisons principales :

# 1 – Une copie du testament est détenue par la « Chambre des notaires du Québec[4] », ce qui fait que le testament ne peut pas être détruit lors d’un sinistre ou pire, intentionnellement par un héritier déçu de ce que le testament indique à son sujet.

# 2 – Le notaire est un professionnel du droit qui s’assurera que la façon dont le testament est rédigé respectera vos volontés à vous, ce qu’un testament mal rédigé ne fera pas.

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Ce genre de conseil fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous accompagnera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[5]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalités, placements, retraite et succession.

Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[6].

 

 

[1] http://www.cnq.org/fr/succession-testament/107-en-labsence-de-testament-les-conjoints-heritent-ils-lun-de-lautre-au-deces-.html

[2] http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/CCQ-1991

[3] https://www.educaloi.qc.ca/capsules/les-testaments

[4] http://www.cnq.org/fr/succession-testament.html#11

[5] https://www.iqpf.org/services-au-public

[6] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

Vous avez un fonds de pension d’employeur, mêlez-vous de vos affaires!

Il fut un temps… il y a très très longtemps, avant le début des années 80, la très grande majorité des fonds de pension d’employeurs indexait la rente de leurs employés retraités en fonction de l’inflation. Depuis plusieurs décennies, ce n’est plus le cas.

L’inflation « galopante » des années 80 a eu raison de cette indexation. S’ils voulaient conserver la viabilité de leurs fonds de pension, les employeurs devaient prendre des décisions impopulaires.

En plus de l’inflation, les employeurs ont dû composer avec une autre réalité. L’espérance de vie de leurs retraités qui a augmenté de façon importante et avec, le coût pour assurer leurs engagements actuariels auprès de ceux-ci.

Aujourd’hui, l’inflation est sous contrôle, la Banque du Canada vise entre 2% et 3% d’inflation par année, mais notre espérance de vie continue d’augmenter.

La conséquence, la viabilité des fonds de pension des employeurs est toujours aussi menacée, car avec une espérance de vie plus élevée, le montant nécessaire par rentier ne fait qu’augmenter.

C’est ce qui explique que tout comme dans les années 80, alors que la majorité des employeurs ont cessé d’indexer pleinement les rentes de leurs retraités en fonction de l’inflation, depuis quelques années, ces mêmes employeurs sont à la recherche de stratégies afin de diminuer le coût de leurs fonds de pension.

Ainsi, ceux qui détiennent un fonds de pension d’employeur devraient avoir remarqué que plusieurs changements ont été mis en place avec les conditions de leur fonds de pension. À titre d’exemple : Réduction du nombre d’années de rentes garanties, réduction de la réversibilité au conjoint, élimination de l’indexation et, très souvent, augmentation des primes pour les employés toujours actifs ou pire, baisse des rentes pour les employés retraités.

L’aspect le plus négligé de ces changements demeure la non-indexation pleine de l’inflation. Comment grave dites-vous? Disons que vous avez accédé à la retraite en l’an 2000, il y à peine 19 ans. Pour chaque 100$ de dépenses en l’an 2000, vous devez prévoir 145$ en 2019 (2% d’inflation par année). Si votre rente n’a pas été pleinement indexée, vous vous êtes appauvris chaque année depuis l’an 2000.

Dans le cadre de mes activités professionnelles, j’anime des conférences sur la retraite auprès de détenteurs de régime de pension d’employeurs qui sont souvent très étonnés d’apprendre que leur rente de retraité ne sera pas pleinement indexée. Évidemment, nos employeurs ont tendance à mentionner que nos rentes seront indexées, ce qui est en partie correct, mais, pas pleinement indexé. Et pour certaines années, pas indexées du tout.

Certains régimes de retraite sont indexés à compter de 3%. En d’autres mots, le premier 3% n’est pas indexé, seulement si cela dépasse ce chiffre. Par exemple, pour 4% d’inflation, votre rente est indexée de 1%, vous perdez donc 3% par année en pouvoir d’achat.

Lorsque je donne la conférence, les gens s’interrogent sur ce qu’ils peuvent faire face à cette situation. C’est relativement simple, si on est jeune, mais un peu plus compliqué si on est très près de la retraite.

En effet, le REER et le CELI sont deux véhicules permettant d’accumuler des montants à l’abri de l’impôt pour la retraite. Ainsi, lorsque vous serez retraité, vous pourrez utiliser ces placements pour indexer vous-même votre rente de pensionné et vous assurez de maintenir votre pouvoir d’achat tout au long de votre retraite.

Comme je le mentionnais, plus on a de temps devant nous, plus on aura l’avantage des intérêts composés de notre côté. Par contre, lorsqu’on est jeune, on a souvent un revenu moindre et des dépenses plus élevées. L’épargne systématique est une façon reconnue d’épargner pour la retraite tout en respectant son budget.

Si on est à quelques années de la retraite, il n’est pas nécessairement trop tard. Contrairement aux plus jeunes, à ce moment de notre vie, nos revenus sont souvent plus élevés et nos dépenses le sont moins. De plus, on a aussi accumulé des droits REER inutilisés qui pourront nous servir dans nos dernières années de travail.

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Que l’on soit jeune ou moins jeune, il y a des solutions, mais l’important c’est de vous mêler de vos affaires, de rencontrer un planificateur financier afin de prendre connaissance de votre situation et de bâtir une stratégie personnalisée pour vous.

Effectivement, ce genre de conseil fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous accompagnera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[1]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalités, placements, retraite et succession.

Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[2].

[1] https://www.iqpf.org/services-au-public

[2] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

Retraite à 55 ans, du rêve au cauchemar

RETRAITE À 55 ANS, DU RÊVE AU CAUCHEMAR

Il fut un temps où nous étions « bombardés » de publicité sur la retraite à 55 ans, le fameux « Liberté 55 ». Exception d’une minorité des employés de l’État, très peu d’entre nous peuvent aspirer à prendre leur pleine retraite à l’âge de 55 ans.

Tout comme on ne peut empêcher un cœur d’aimer, on ne peut empêcher quelqu’un de rêver, le rêve, c’est ce qui fait vivre « Loto-Québec » depuis plusieurs années.

Par contre, pour certains, la retraite à 55 ans c’est un cauchemar. Je parle de ceux et celles qui perdent leur emploi au milieu de la cinquantaine et qui peinent à se replacer sur le marché du travail, principalement en raison de leur âge. Pour eux la retraite qui découle d’une perte d’emploi imprévue et d’une incapacité à trouver un poste, c’est un cauchemar.

PLANIFIER SA RETRAITE (PLAN A –TOUT VA BIEN)

Lorsqu’on débute sur le marché du travail, souvent dans la vingtaine, on peine à imaginer d’être aussi obsolète dans la cinquantaine que le serait un « iPhone 4 » en 2018.

Malheureusement, on doit toujours prévoir le pire quand on planifie. En effet, ce n’est pas quand tout va comme prévu qu’on regrette d’avoir planifié plusieurs scénarios, c’est quand les choses vont moins bien.

Il est donc plus prudent de prévoir d’autres scénarios que notre projet initial de retraite. À titre d’exemple, on peut faire une belle planification de retraite pour notre 65e anniversaire, mais, pourquoi ne pas faire un scénario pour 55 ans, au cas où?

PLANIFIER SA RETRAITE (PLAN B – OPTION ZÉRO DETTE)

Dans ce scénario B, on pourrait prendre le montant qu’on prévoit avoir accumulé à l’âge de 55 ans et voir quelles sont les alternatives.

À titre d’exemple, si Henry, 30 ans en 2018, prévoyait avoir accumulé la somme de 750,000$ au moment de son 65e anniversaire pour assurer sa retraite, quel serait le montant accumulé à 55 ans? Disons que la réponse est 500,000$.

À 55 ans, Henry perd son emploi de représentant senior à 100,000$ par année et ne peut espérer qu’un nouveau poste de représentant junior, à temps partiel, à 35,000$ par année.

Quelles sont ses options? L’une d’elles serait de ne plus contribuer à son plan de retraite et de laisser son 500,000$ déjà accumulé fructifier en attendant sa retraite.

Afin de conserver son objectif d’avoir 750,000$ à la retraite, Henry devra patienter à 70 ans pour prendre sa pleine retraite. En effet, 500,000$ investi pendant 15 ans au taux net de 2,75% (5,25% – inflation (2,5%)) lui procureront la somme de 750,000$ (approximatif).

De cette façon, Henry sera un préretraité de 55 ans, travaillant à temps partiel, avec un revenu de 35,000$ sans avoir à épargner pour la retraite.

Évidemment, ce scénario B demande à Henry de s’assurer qu’il aura le moins de dettes possible, idéalement aucune lorsqu’il débutera sa cinquantaine.

 PLANIFIER SA RETRAITE (PLAN C – OPTION FOURMI)

Un autre scénario serait de prévoir une retraite à 55 ans en cotisant au maximum au REER et au CELI. C’est un peu comme l’histoire de la cigale et de la fourmi. Henri fait la fourmi jusqu’à 55 ans et pourrait prendre sa retraite à ce moment, s’il le souhaite.

Si tout va bien côté travail, il est toujours représentant sénior à 100,000$ par année, il n’a plus à cotiser pour sa retraite et peu profiter de ses revenus de travail pour profiter au maximum de la vie, c’est la partie de la cigale, la plus agréable des deux surtout si on a été une fourmi pendant plusieurs années.

Si comme au scénario B, la seule option professionnelle pour Henry est un poste de représentant junior à 35,000$, à temps partiel, il peut l’accepter ou non, selon ce qu’il souhaite.

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Il s’agit ici de deux exemples parmi d’autres possibilités en fonction de sa profession, son métier, ses habiletés, et ses rêves, car derrière chaque déception se cache une opportunité.

Ce genre de conseil fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous accompagnera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[1]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

 Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[2].

 

 

[1] https://www.iqpf.org/services-au-public

[2] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

Comment parler de budget après le temps des fêtes?

Parlez de budget après le temps des fêtes, c’est comme parler de se mettre à la diète, disons que le mal est déjà fait. Or, tout comme on pourrait accumuler autant de calories qui nous prendront une année à perdre, on peut s’endetter tout autant, sinon plus.

Imaginez que vous dépensiez trop lors de vos emplettes des fêtes? Si vous prenez la prochaine année à rembourser vos dettes, vous n’aurez pas plus d’argent pour les fêtes l’an prochain. Une spirale sans fin.

L’épargne par objectif est une belle façon de reprendre le contrôle de vos finances. Cette approche, combinée à l’utilisation d’un budget est une excellente façon d’atteindre son objectif financier. C’est comme la diète et l’exercice, un sans l’autre n’assure pas le succès.

Grâce au budget, on pourra déterminer le montant approprié pour les emplettes pour la période des fêtes et épargner en cours d’année pour l’atteindre. À titre d’exemple, 1,000$ d’emplettes représente un peu moins de 20$ d’épargne par semaine (52 X 20$ = 1,040$).

Mais l’épargne pour la période des fêtes n’est pas le seul objectif pertinent. Outre l’épargne retraite bien sûr, on peut penser à l’épargne voyage, l’épargne mise de fonds pour une résidence, pour une voiture, etc., mais, la première étape demeure le budget.

Effectivement, la gestion des finances telle le budget, le crédit, l’épargne, et les assurances sont des sujets importants et qui, malheureusement, sont souvent laissés de côté. Le simple exercice de faire son budget peut nous permettre de constater comment nous dépensons notre argent.

Comme je l’ai déjà écrit dans un autre chronique : « Il fut un temps où les gens recevaient leur chèque de paie le jeudi, l’encaissait à leur institution financière, allait faire l’épicerie et, ce qui restait servait à payer les autres dépenses. Souvent, nos grands-parents utilisaient un système d’enveloppes en fonction des fournisseurs de services (logement, électricité, école, etc.). L’argent de poche était simplement ce qu’il nous restait en argent comptant dans nos poches. Le volet « tentation » du budget était assez simple à gérer. Quand on à 20$ pour la semaine, ce n’est pas très compliqué. »

Maintenant, l’argent physique est remplacé par l’argent virtuel via nos différentes cartes de plastique. On le sent moins, on le voit moins, mais surtout, on le compte moins. C’est d’ailleurs ce qui explique la diminution des guichets automatiques, on utilise de moins en moins l’argent papier. Il est donc très facile de ne pas respecter son budget, encore plus lorsque nous n’en utilisons pas.

Un budget nous permet non seulement de bien comprendre où va notre argent, mais aussi de nous assurer que nous avons les moyens pour nos différents projets comme, une résidence, une automobile, un voyage, ou des meubles. Car une fois qu’on aura fait notre budget et bien compris nos dépenses de tous les jours, nous pourrons mieux voir comment faire face à demain. Les études des enfants, la retraite, la maladie, le vieillissement de nos parents, etc.

Plusieurs outils existent via le web pour nous aider avec ce défi. Heureusement certains sont tout à fait gratuits[1]. En investissant un peu, on peut même utiliser une application qui nous aidera dans nos dépenses courantes[2], un peu comme les applications qui suivent notre alimentation et nos exercices afin de nous accompagner dans notre objectif de poids santé.

Tout comme la rédaction d’un testament ne nous fera pas mourir, l’utilisation d’un budget ne nous forcera pas à vivre de simplicité volontaire. Au minimum, il nous fera apprécier encore plus les choses pour lesquels nous dépensons notre argent, car nous saurons que nous en avons les moyens.

Suite au constat des dépenses mensuelles, il peut être opportun de consulter le livre de Pierre-Yves McSween, « En as-tu vraiment besoin ? »[3]

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Ce genre de conseil fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous accompagnera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[4]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

 Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[5].

 

 

[1] http://www.toutbiencalcule.ca/accueil

[2] https://www.mint.com/

[3] http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=2047137&def=En+as-tu+vraiment+besoin+%3F%2CMCSWEEN%2C+PIERRE-YVES%2C9782897581596

[4] https://www.iqpf.org/services-au-public

[5] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

Combien j’épargne pour la retraite ?

Pour les planificateurs financiers, la question qui « tue » comme dirait un certain animateur, a trait au montant nécessaire pour s’assurer d’une belle retraite. C’est aussi une question de perception, car ma définition d’une belle retraite n’est pas nécessairement la vôtre.

On recommandera alors à notre client de visualiser sa retraite afin d’estimer son coût de vie à la retraite. Entre se bercer sur son perron et faire le tour du monde, il y a plusieurs scénarios possibles et chacun a son propre budget.

Au-delà de faire ce qu’on veut à la retraite, on n’échappe pas à cette vieille règle, « Fait ce que tu peux et non ce que tu veux! ». C’est vrai dans la vie, mais c’est très vrai à la retraite. Or, plus on aura d’épargne au moment de la retraite, plus de choix nous aurons. Eh oui, on doit parler d’épargne, ce qui pour la majorité des gens signifie, de faire des choix difficiles.

Ce qu’on épargne, on ne peut le dépenser sur des biens de consommation. L’expression que j’entends souvent est « On travaille assez fort, il faut bien se gâter! ». C’est vrai, mais il faut aussi respecter ses moyens. Avant de se « gâter » il serait prudent d’investir en soi-même, en d’autres mots, d’épargner pour sa propre retraite, car personne n’imagine le scénario de se bercer sur son perron à sa propre retraite.

Actuellement, nous pouvons épargner pour la retraite (RÉÉR et/ou fonds de pension) jusqu’à 18% de nos revenus gagnés[1], (maximum de 26,230$ par année en 2018). Pour chaque 100$ de revenus gagnés par année, on peut épargner 18$, incluant la part de l’employeur pour ceux qui ont le privilège d’avoir un tel régime, ce qui n’est pas le cas pour la majorité des travailleurs.

L’épargne est importante, mais le rendement tout autant. Si on tient pour acquis qu’un fonds de pension vise un rendement de 6,5% (long terme) et qu’on considère un taux moyen d’inflation de 2,5% (long terme), on peut espérer à un rendement de 4%.

Épargne retraite

Dans le tableau ci-haut, remplacer simplement les montants par des pourcentages de vos revenus gagnés. Ce faisant, 18% de votre revenu gagné vous permettra une rente de 71% de votre salaire, plus les montants mentionnés. On est toujours dans le monde idéal. Ce même tableau permet aussi de constater les impacts sur la rente en fonction du pourcentage de revenu investi, de l’effet du rendement (4% VS 2,50%) et du temps pour épargner.

Ainsi, un investissement annuel de 18$ pour chaque 100$ de revenu brut, à 4% pendant 35 ans, une carrière type, nous permettrait une rente de 71$ pour chaque 100$ de revenu brut, par année pendant 35 ans au taux de 4%. Ce montant n’inclurait pas les montants de Retraite Québec (Régie des rentes) ni les montants de la Sécurité de la vieillesse. C’est le monde idéal, un objectif, mais pas une fin en soi.

Pour quelqu’un qui débute sur le marché du travail, disons à 25 ans, soit, après les études, on pourrait viser un objectif de 10% du revenu en épargne. Chaque année, on augmente le pourcentage d’épargne de 1% jusqu’au maximum de 18% permis. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, un travailleur de 25 ans en 2018 doit s’attendre à travailler 40 ans, jusqu’à son 65e anniversaire. De cette façon, il devrait atteindre le monde idéal mentionné.

Que faire pour le travailleur moins jeune, disons 35 ou 40 ans. L’avis de cotisation fédéral vous renseigne sur vos droits RÉER inutilisés, c’est un bon indicateur pour vous informer de votre cheminement vers le monde idéal. Plus ce montant est important et plus vous aurez du rattrapage à faire.

Il n’est jamais trop tard ou trop tôt, pour épargner pour la retraite. Par contre, plus on tarde à le faire et plus cela représente des choix déchirants. Raison de plus d’être accompagné à ce moment. Pour avoir une idée plus précise, utilisez « SimulR »[2] de Retraite Québec, c’est gratuit.

 LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Ce type de stratégie fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous conseillera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[3]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

 Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[4].

 

 

[1] http://www.questionretraite.ca/chroniques/reer-revenu-gagne-facteur-dequivalence-comprendre-releve/

[2] https://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/planification/simulr/Pages/renseignements-personnels.aspx

[3] https://www.iqpf.org/services-au-public

[4] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

COMMENT FACILITER L’ACCÈS À LA PROPRIÉTÉ POUR NOS ENFANTS

Avec le prix des propriétés actuellement sur le marché, particulièrement dans les centres urbains, il devient de plus en plus difficile de faire l’acquisition d’une première résidence.

C’est encore plus difficile lorsqu’on vient de terminer ses études et qu’on n’a pas encore la stabilité d’emploi nécessaire à l’obtention d’un prêt hypothécaire ainsi que la mise de fonds à l’achat de cette première résidence.

Une solution intéressante existe. La location-achat d’une résidence. Solution connue, vous me direz, mais si le propriétaire (locateur) était le parent?

En agissant ainsi, le parent-propriétaire investit un montant dans une catégorie de placement intéressante, l’immobilier, tout en donnant un sérieux coup de pouce à son enfant-locataire.

À l’opposé d’un prêt ou pire, d’un cadeau à son enfant, cette solution permet d’éviter les situations délicates si le couple de notre enfant ne fonctionne plus. La résidence demeurera la propriété des parents, peu importe la situation du couple.

EXEMPLE D’UNE STRATÉGIE

Prenons Jean et Jeannette. Début de la cinquantaine, ils ont de bons revenus et comptent prendre leur retraite dans une dizaine d’années. Leur fille, Claudia, 25 ans vient de terminer sa formation universitaire, ainsi que Louis son « chum » depuis le CÉGEP.

Déjà en location en tant qu’étudiants, ils souhaiteraient maintenant acquérir une première résidence. Avec leurs études tout justes terminées, ils ne possèdent pas la mise de fonds nécessaire à l’achat d’une première propriété et comme ils débutent à peine dans leurs nouveaux emplois respectifs, ils n’ont pas l’historique nécessaire à un prêt hypothécaire.

De l’autre côté, Jean et Jeannette ont l’argent nécessaire à la mise de fonds pour la résidence de Claudia et Louis, mais, malgré qu’ils aiment leur gendre comme un fils, ils sont inquiets de ce qui arriverait à leur mise de fonds si le couple éclatait. Quoiqu’ils soient informés qu’ils pourraient utiliser un contrat notarié pour protéger le montant nécessaire à la mise de fonds, Claudia et Louis ne pourraient toujours pas obtenir un prêt hypothécaire, sauf avec cautionnement, ce que Jean et Jeannette considèreraient en dernier recours seulement.

Présumons que la résidence de rêve de notre jeune couple est disponible pour 250,000$ et nécessite une mise de fonds de 50,000$ (20%) pour éviter la prime de la SCHL[1]. Jean et Jeannette pourraient faire l’achat de la résidence et fournir le 50,000$ de mise de fonds. Par la suite, ils pourraient louer la résidence à Claudia et Louis avec une option d’achat.

Supposons, un loyer de 1,250$ par mois et une option d’achat équivalente à 30%[2] de ce montant. En considérant les coûts reliés annuels à la résidence, mais en faisant fi de l’inflation et de l’impôt annuel (chaque cas étant différent), Jean et Jeannette pourraient aider Claudia et Louis tout en ayant un rendement tout à fait approprié. En bref, avec 50,000$ d’investissement initial, ils pourraient avoir un rendement de 3,82% par année (sur 10 ans).

 CONCLUSION

Dans notre exemple, Jean et Jeannette louent la résidence pour 10 ans et celle-ci augmente de valeur à raison de 2% par année. En fonction de l’option d’achat, Claudia et Louis auront accumulé 45,000$, ce qui représente 14,7% de la valeur de la résidence dans 10 ans.

Par contre, il manquera encore 15,950$ pour compléter la mise de fonds sans prime de la SCHL. Si Jean et Jeannette le souhaitent, ils pourraient aider encore un peu Claudia et Louis et leur donner la différence en cadeau. Le nouveau rendement annuel serait de 1,29% ce qui acceptable si le seul but est d’aider notre enfant.

2018-10-29_0716

Le tableau explique en détail les déboursés, mais n’oubliez pas que chaque cas étant différent, un planificateur financier pourra vous accompagner dans votre propre démarche en fonction de vos objectifs personnels.

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Ce genre de stratégie fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous conseillera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[3]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[4].

 

 

[1] Société canadienne d’hypothèque et de logement

[2] Dans cet exemple, le contrat de location précise un taux de 30% et une croissance de 2% par année pour la valeur de la résidence

[3] https://www.iqpf.org/services-au-public

[4] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

Mon projet de recherche universitaire

Dans le cadre de mon travail de professeur en planification financière et comme tout professeur au niveau universitaire, une partie de mes responsabilités est liée à la recherche.

N’échappant pas à cette importante réalité, mon domaine de recherche est, vous le devinerez, la planification financière et tout ce qui s’y rapporte : Finance comportementale, placements, éthique, conformité, etc.

Cette année, ma recherche porte sur le sujet de la « finance responsable » laquelle est un sujet d’actualité qui préoccupe les investisseurs. Plusieurs institutions financières, distributeurs de fonds de placement et influenceurs dans les milieux spécialisés y voient l’équivalent du « Saint Graal[1] ».

Mais qu’en est-il vraiment? Le but de mon projet de recherche est de valider si des entreprises étiquetées comme étant « responsables » ont un effet positif dans le portefeuille d’investissement des Canadiens. Par « responsables », j’entends, durable, éthique, socialement responsable, etc.

En effet, dans un environnement de placements canadiens, endroit où les ressources naturelles sont fortement présentes (ex. pétrole, mines, etc.), est-il possible d’offrir un nombre suffisant d’actions d’entreprises dites « responsables » étant donné que même leurs prêteurs (institutions financières) partagent la même « étiquette »?

En utilisant les données des fonds communs de placement offerts aux investisseurs canadiens et identifiés comme « responsables », je me propose d’analyser leurs rendements et de comparer ceux-ci aux rendements de fonds n’étant pas considérés « responsables », mais aussi offerts aux mêmes investisseurs.

Pour être considérés comme comparables, ils devront avoir une composition et des objectifs allant dans la même direction (ex. des fonds d’actions canadiennes de sociétés possédant une grande capitalisation boursière).

Ironiquement, des fonds étiquetés « non responsables » existent, l’un des plus connus étant « Vice Fund[2] ». Il sera intéressant de voir le coût de rendement de la responsabilité.

La conclusion de cette analyse aura deux aboutissements possibles. La responsabilité des entreprises amènera un rendement supérieur aux investisseurs ou un coût à ces derniers. Indépendamment, si rendement inférieur il y aurait, un investisseur pourrait considérer que c’est le prix à payer pour investir en fonction de ses valeurs.

J’apprécierais recevoir vos commentaires sur votre perception des fonds « responsables » :

  • Pourquoi vous en avez? Ou pas?
  • Pourquoi vous en voudriez? Ou pas?
  • Qu’est-ce que vous ferais changez d’idée?

Simplement m’écrire à : hexagoneconseils@gmail.com

Merci

 

Clément Hudon, Pl. Fin., FCSI, BAA, M. Sc.

Professeur en planification financière

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Graal
[2] http://www.usamutuals.com/usa-mutuals-vice-fund