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Comment parler de budget après le temps des fêtes?

Parlez de budget après le temps des fêtes, c’est comme parler de se mettre à la diète, disons que le mal est déjà fait. Or, tout comme on pourrait accumuler autant de calories qui nous prendront une année à perdre, on peut s’endetter tout autant, sinon plus.

Imaginez que vous dépensiez trop lors de vos emplettes des fêtes? Si vous prenez la prochaine année à rembourser vos dettes, vous n’aurez pas plus d’argent pour les fêtes l’an prochain. Une spirale sans fin.

L’épargne par objectif est une belle façon de reprendre le contrôle de vos finances. Cette approche, combinée à l’utilisation d’un budget est une excellente façon d’atteindre son objectif financier. C’est comme la diète et l’exercice, un sans l’autre n’assure pas le succès.

Grâce au budget, on pourra déterminer le montant approprié pour les emplettes pour la période des fêtes et épargner en cours d’année pour l’atteindre. À titre d’exemple, 1,000$ d’emplettes représente un peu moins de 20$ d’épargne par semaine (52 X 20$ = 1,040$).

Mais l’épargne pour la période des fêtes n’est pas le seul objectif pertinent. Outre l’épargne retraite bien sûr, on peut penser à l’épargne voyage, l’épargne mise de fonds pour une résidence, pour une voiture, etc., mais, la première étape demeure le budget.

Effectivement, la gestion des finances telle le budget, le crédit, l’épargne, et les assurances sont des sujets importants et qui, malheureusement, sont souvent laissés de côté. Le simple exercice de faire son budget peut nous permettre de constater comment nous dépensons notre argent.

Comme je l’ai déjà écrit dans un autre chronique : « Il fut un temps où les gens recevaient leur chèque de paie le jeudi, l’encaissait à leur institution financière, allait faire l’épicerie et, ce qui restait servait à payer les autres dépenses. Souvent, nos grands-parents utilisaient un système d’enveloppes en fonction des fournisseurs de services (logement, électricité, école, etc.). L’argent de poche était simplement ce qu’il nous restait en argent comptant dans nos poches. Le volet « tentation » du budget était assez simple à gérer. Quand on à 20$ pour la semaine, ce n’est pas très compliqué. »

Maintenant, l’argent physique est remplacé par l’argent virtuel via nos différentes cartes de plastique. On le sent moins, on le voit moins, mais surtout, on le compte moins. C’est d’ailleurs ce qui explique la diminution des guichets automatiques, on utilise de moins en moins l’argent papier. Il est donc très facile de ne pas respecter son budget, encore plus lorsque nous n’en utilisons pas.

Un budget nous permet non seulement de bien comprendre où va notre argent, mais aussi de nous assurer que nous avons les moyens pour nos différents projets comme, une résidence, une automobile, un voyage, ou des meubles. Car une fois qu’on aura fait notre budget et bien compris nos dépenses de tous les jours, nous pourrons mieux voir comment faire face à demain. Les études des enfants, la retraite, la maladie, le vieillissement de nos parents, etc.

Plusieurs outils existent via le web pour nous aider avec ce défi. Heureusement certains sont tout à fait gratuits[1]. En investissant un peu, on peut même utiliser une application qui nous aidera dans nos dépenses courantes[2], un peu comme les applications qui suivent notre alimentation et nos exercices afin de nous accompagner dans notre objectif de poids santé.

Tout comme la rédaction d’un testament ne nous fera pas mourir, l’utilisation d’un budget ne nous forcera pas à vivre de simplicité volontaire. Au minimum, il nous fera apprécier encore plus les choses pour lesquels nous dépensons notre argent, car nous saurons que nous en avons les moyens.

Suite au constat des dépenses mensuelles, il peut être opportun de consulter le livre de Pierre-Yves McSween, « En as-tu vraiment besoin ? »[3]

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Ce genre de conseil fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous accompagnera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[4]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

 Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[5].

 

 

[1] http://www.toutbiencalcule.ca/accueil

[2] https://www.mint.com/

[3] http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=2047137&def=En+as-tu+vraiment+besoin+%3F%2CMCSWEEN%2C+PIERRE-YVES%2C9782897581596

[4] https://www.iqpf.org/services-au-public

[5] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

Combien j’épargne pour la retraite ?

Pour les planificateurs financiers, la question qui « tue » comme dirait un certain animateur, a trait au montant nécessaire pour s’assurer d’une belle retraite. C’est aussi une question de perception, car ma définition d’une belle retraite n’est pas nécessairement la vôtre.

On recommandera alors à notre client de visualiser sa retraite afin d’estimer son coût de vie à la retraite. Entre se bercer sur son perron et faire le tour du monde, il y a plusieurs scénarios possibles et chacun a son propre budget.

Au-delà de faire ce qu’on veut à la retraite, on n’échappe pas à cette vieille règle, « Fait ce que tu peux et non ce que tu veux! ». C’est vrai dans la vie, mais c’est très vrai à la retraite. Or, plus on aura d’épargne au moment de la retraite, plus de choix nous aurons. Eh oui, on doit parler d’épargne, ce qui pour la majorité des gens signifie, de faire des choix difficiles.

Ce qu’on épargne, on ne peut le dépenser sur des biens de consommation. L’expression que j’entends souvent est « On travaille assez fort, il faut bien se gâter! ». C’est vrai, mais il faut aussi respecter ses moyens. Avant de se « gâter » il serait prudent d’investir en soi-même, en d’autres mots, d’épargner pour sa propre retraite, car personne n’imagine le scénario de se bercer sur son perron à sa propre retraite.

Actuellement, nous pouvons épargner pour la retraite (RÉÉR et/ou fonds de pension) jusqu’à 18% de nos revenus gagnés[1], (maximum de 26,230$ par année en 2018). Pour chaque 100$ de revenus gagnés par année, on peut épargner 18$, incluant la part de l’employeur pour ceux qui ont le privilège d’avoir un tel régime, ce qui n’est pas le cas pour la majorité des travailleurs.

L’épargne est importante, mais le rendement tout autant. Si on tient pour acquis qu’un fonds de pension vise un rendement de 6,5% (long terme) et qu’on considère un taux moyen d’inflation de 2,5% (long terme), on peut espérer à un rendement de 4%.

Épargne retraite

Dans le tableau ci-haut, remplacer simplement les montants par des pourcentages de vos revenus gagnés. Ce faisant, 18% de votre revenu gagné vous permettra une rente de 71% de votre salaire, plus les montants mentionnés. On est toujours dans le monde idéal. Ce même tableau permet aussi de constater les impacts sur la rente en fonction du pourcentage de revenu investi, de l’effet du rendement (4% VS 2,50%) et du temps pour épargner.

Ainsi, un investissement annuel de 18$ pour chaque 100$ de revenu brut, à 4% pendant 35 ans, une carrière type, nous permettrait une rente de 71$ pour chaque 100$ de revenu brut, par année pendant 35 ans au taux de 4%. Ce montant n’inclurait pas les montants de Retraite Québec (Régie des rentes) ni les montants de la Sécurité de la vieillesse. C’est le monde idéal, un objectif, mais pas une fin en soi.

Pour quelqu’un qui débute sur le marché du travail, disons à 25 ans, soit, après les études, on pourrait viser un objectif de 10% du revenu en épargne. Chaque année, on augmente le pourcentage d’épargne de 1% jusqu’au maximum de 18% permis. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, un travailleur de 25 ans en 2018 doit s’attendre à travailler 40 ans, jusqu’à son 65e anniversaire. De cette façon, il devrait atteindre le monde idéal mentionné.

Que faire pour le travailleur moins jeune, disons 35 ou 40 ans. L’avis de cotisation fédéral vous renseigne sur vos droits RÉER inutilisés, c’est un bon indicateur pour vous informer de votre cheminement vers le monde idéal. Plus ce montant est important et plus vous aurez du rattrapage à faire.

Il n’est jamais trop tard ou trop tôt, pour épargner pour la retraite. Par contre, plus on tarde à le faire et plus cela représente des choix déchirants. Raison de plus d’être accompagné à ce moment. Pour avoir une idée plus précise, utilisez « SimulR »[2] de Retraite Québec, c’est gratuit.

 LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Ce type de stratégie fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous conseillera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[3]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

 Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[4].

 

 

[1] http://www.questionretraite.ca/chroniques/reer-revenu-gagne-facteur-dequivalence-comprendre-releve/

[2] https://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/planification/simulr/Pages/renseignements-personnels.aspx

[3] https://www.iqpf.org/services-au-public

[4] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

COMMENT FACILITER L’ACCÈS À LA PROPRIÉTÉ POUR NOS ENFANTS

Avec le prix des propriétés actuellement sur le marché, particulièrement dans les centres urbains, il devient de plus en plus difficile de faire l’acquisition d’une première résidence.

C’est encore plus difficile lorsqu’on vient de terminer ses études et qu’on n’a pas encore la stabilité d’emploi nécessaire à l’obtention d’un prêt hypothécaire ainsi que la mise de fonds à l’achat de cette première résidence.

Une solution intéressante existe. La location-achat d’une résidence. Solution connue, vous me direz, mais si le propriétaire (locateur) était le parent?

En agissant ainsi, le parent-propriétaire investit un montant dans une catégorie de placement intéressante, l’immobilier, tout en donnant un sérieux coup de pouce à son enfant-locataire.

À l’opposé d’un prêt ou pire, d’un cadeau à son enfant, cette solution permet d’éviter les situations délicates si le couple de notre enfant ne fonctionne plus. La résidence demeurera la propriété des parents, peu importe la situation du couple.

EXEMPLE D’UNE STRATÉGIE

Prenons Jean et Jeannette. Début de la cinquantaine, ils ont de bons revenus et comptent prendre leur retraite dans une dizaine d’années. Leur fille, Claudia, 25 ans vient de terminer sa formation universitaire, ainsi que Louis son « chum » depuis le CÉGEP.

Déjà en location en tant qu’étudiants, ils souhaiteraient maintenant acquérir une première résidence. Avec leurs études tout justes terminées, ils ne possèdent pas la mise de fonds nécessaire à l’achat d’une première propriété et comme ils débutent à peine dans leurs nouveaux emplois respectifs, ils n’ont pas l’historique nécessaire à un prêt hypothécaire.

De l’autre côté, Jean et Jeannette ont l’argent nécessaire à la mise de fonds pour la résidence de Claudia et Louis, mais, malgré qu’ils aiment leur gendre comme un fils, ils sont inquiets de ce qui arriverait à leur mise de fonds si le couple éclatait. Quoiqu’ils soient informés qu’ils pourraient utiliser un contrat notarié pour protéger le montant nécessaire à la mise de fonds, Claudia et Louis ne pourraient toujours pas obtenir un prêt hypothécaire, sauf avec cautionnement, ce que Jean et Jeannette considèreraient en dernier recours seulement.

Présumons que la résidence de rêve de notre jeune couple est disponible pour 250,000$ et nécessite une mise de fonds de 50,000$ (20%) pour éviter la prime de la SCHL[1]. Jean et Jeannette pourraient faire l’achat de la résidence et fournir le 50,000$ de mise de fonds. Par la suite, ils pourraient louer la résidence à Claudia et Louis avec une option d’achat.

Supposons, un loyer de 1,250$ par mois et une option d’achat équivalente à 30%[2] de ce montant. En considérant les coûts reliés annuels à la résidence, mais en faisant fi de l’inflation et de l’impôt annuel (chaque cas étant différent), Jean et Jeannette pourraient aider Claudia et Louis tout en ayant un rendement tout à fait approprié. En bref, avec 50,000$ d’investissement initial, ils pourraient avoir un rendement de 3,82% par année (sur 10 ans).

 CONCLUSION

Dans notre exemple, Jean et Jeannette louent la résidence pour 10 ans et celle-ci augmente de valeur à raison de 2% par année. En fonction de l’option d’achat, Claudia et Louis auront accumulé 45,000$, ce qui représente 14,7% de la valeur de la résidence dans 10 ans.

Par contre, il manquera encore 15,950$ pour compléter la mise de fonds sans prime de la SCHL. Si Jean et Jeannette le souhaitent, ils pourraient aider encore un peu Claudia et Louis et leur donner la différence en cadeau. Le nouveau rendement annuel serait de 1,29% ce qui acceptable si le seul but est d’aider notre enfant.

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Le tableau explique en détail les déboursés, mais n’oubliez pas que chaque cas étant différent, un planificateur financier pourra vous accompagner dans votre propre démarche en fonction de vos objectifs personnels.

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

Ce genre de stratégie fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercices, il vous conseillera et saura s’entourer d’autres professionnels selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[3]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[4].

 

 

[1] Société canadienne d’hypothèque et de logement

[2] Dans cet exemple, le contrat de location précise un taux de 30% et une croissance de 2% par année pour la valeur de la résidence

[3] https://www.iqpf.org/services-au-public

[4] https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

Mon projet de recherche universitaire

Dans le cadre de mon travail de professeur en planification financière et comme tout professeur au niveau universitaire, une partie de mes responsabilités est liée à la recherche.

N’échappant pas à cette importante réalité, mon domaine de recherche est, vous le devinerez, la planification financière et tout ce qui s’y rapporte : Finance comportementale, placements, éthique, conformité, etc.

Cette année, ma recherche porte sur le sujet de la « finance responsable » laquelle est un sujet d’actualité qui préoccupe les investisseurs. Plusieurs institutions financières, distributeurs de fonds de placement et influenceurs dans les milieux spécialisés y voient l’équivalent du « Saint Graal[1] ».

Mais qu’en est-il vraiment? Le but de mon projet de recherche est de valider si des entreprises étiquetées comme étant « responsables » ont un effet positif dans le portefeuille d’investissement des Canadiens. Par « responsables », j’entends, durable, éthique, socialement responsable, etc.

En effet, dans un environnement de placements canadiens, endroit où les ressources naturelles sont fortement présentes (ex. pétrole, mines, etc.), est-il possible d’offrir un nombre suffisant d’actions d’entreprises dites « responsables » étant donné que même leurs prêteurs (institutions financières) partagent la même « étiquette »?

En utilisant les données des fonds communs de placement offerts aux investisseurs canadiens et identifiés comme « responsables », je me propose d’analyser leurs rendements et de comparer ceux-ci aux rendements de fonds n’étant pas considérés « responsables », mais aussi offerts aux mêmes investisseurs.

Pour être considérés comme comparables, ils devront avoir une composition et des objectifs allant dans la même direction (ex. des fonds d’actions canadiennes de sociétés possédant une grande capitalisation boursière).

Ironiquement, des fonds étiquetés « non responsables » existent, l’un des plus connus étant « Vice Fund[2] ». Il sera intéressant de voir le coût de rendement de la responsabilité.

La conclusion de cette analyse aura deux aboutissements possibles. La responsabilité des entreprises amènera un rendement supérieur aux investisseurs ou un coût à ces derniers. Indépendamment, si rendement inférieur il y aurait, un investisseur pourrait considérer que c’est le prix à payer pour investir en fonction de ses valeurs.

J’apprécierais recevoir vos commentaires sur votre perception des fonds « responsables » :

  • Pourquoi vous en avez? Ou pas?
  • Pourquoi vous en voudriez? Ou pas?
  • Qu’est-ce que vous ferais changez d’idée?

Simplement m’écrire à : hexagoneconseils@gmail.com

Merci

 

Clément Hudon, Pl. Fin., FCSI, BAA, M. Sc.

Professeur en planification financière

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Graal
[2] http://www.usamutuals.com/usa-mutuals-vice-fund

Ma pension à 60, 65 ou 70 ans?

Avec la collaboration de Jonathan Mercier, coordonnateur des activités d’éducation financière chez La Capitale services conseils inc.

MA RENTE DE RETRAITE QUÉBEC, JE VAIS LA RETIRER À QUEL ÂGE?

Dans mon rôle de planificateur financier, j’ai souvent été interrogé sur l’âge idéal pour commencer à toucher la rente de retraite de Retraite Québec (anciennement la Régie de rentes du Québec).

Dès 60 ans, il est possible de retirer sa rente, mais il faut savoir que les montants sont réduits, car il faut normalement attendre à 65 ans. À cet âge, on a droit à une pleine rente. Toutefois, si l’on patiente jusqu’à 70 ans, notre rente est bonifiée[1].

Comme l’on ne dispose pas d’une boule de cristal, il est difficile de statuer sur la situation du client, puisqu’on ignore l’âge auquel il mourra. Par conséquent, le planificateur financier a tendance à se renseigner sur l’historique familial de son client et à se fier aux tables de mortalité pour le conseiller.

Pour plusieurs clients, ce n’est pas tant le besoin d’argent qui les pousse à vouloir toucher une rente à 60 ans, mais la crainte d’être perdants s’ils meurent avant 65 ans ou même 70 ans. Ils ne souhaitent pas « laisser de l’argent sur la table ».

Évidemment, ils pensent à leur succession, mais l’idée demeure la même. Ils croient que s’ils attendent, leur « patrimoine » sera perdant à leur décès.

EXEMPLE D’UNE STRATÉGIE DE PLANIFICATION SUCCESSORALE

Imaginons le scénario suivant : Robert est âgé de 59 ans, presque 60 ans. Il n’a jamais fumé et n’a aucun problème de santé. Comme on dit, Robert est « assurable ».

S’il choisit de recevoir sa rente dès 60 ans, son revenu mensuel maximal sera de 725 $. Il y aura donc un manque à gagner de 408 $ par mois (4 900 $ par année) par rapport au fait de toucher sa rente à 65 ans et de 885 $ par mois (10 616 $ par année) par rapport au fait d’attendre à 70 ans[2].

Afin de protéger son patrimoine familial, notre retraité pourrait simplement demander sa prestation dès 60 ans et contracter une assurance-vie.

Si Robert investissait la presque totalité de sa rente de Retraite Québec, soit le montant de 5 026 $ de la rente nette de 5 226 $ reçue annuellement, dans une police d’assurance-vie pendant 10 ans, soit de 60 à 69 ans (la journée avant son 70e anniversaire), son patrimoine familial augmenterait de 70 000 $ lors de son décès, avant ou après l’âge de 70 ans.

En bref, Robert investirait 50 260 $ (10 x 5 026 $) pour un retour de 70 000 $ sans aucun risque. Si Robert mourait avant 70 ans, l’investissement serait réduit en fonction du nombre d’années, mais le paiement d’assurance-vie demeurerait le même.

Si Robert ne mourait pas avant 70 ans, il utiliserait à compter de cet âge sa rente de Retraite Québec pour ses dépenses personnelles, bien qu’il s’agisse d’un montant réduit. Certains me poseront la question suivante : « Si Robert mourait à 85 ans ou même à 80 ans, aurait-il été préférable qu’il touche sa rente à 70 ans?

Comme l’indique le tableau ci-dessous, le décès de Robert à 80 ans procurerait un gain de 8 304 $, alors qu’un décès à 85 ans lui occasionnerait une perte de 23 544 $, compte tenu du montant de 70 000 $ non imposable de la police d’assurance-vie, duquel on déduit 50 260 $ pour le coût de cette même assurance-vie.

Tableau Jonathan Mercier

CONCLUSION

Si Robert mourait avant 70 ans comme il le craignait, sans pouvoir profiter de sa rente maximale, cette stratégie serait avantageuse, même s’il mourait à 80 ans. Par contre, si Robert avait le « malheur » de vivre jusqu’à 85 ans ou plus, cette stratégie serait perdante.

 Comme pour toute autre décision, cela dépend vraiment de l’objectif du client, car il faut tenir compte de son taux d’imposition, de ses besoins financiers, de ses montants d’épargne déjà accumulés (REER, CELI ou autres), de son droit à certains crédits d’impôt, etc., pour élaborer une stratégie.

LE RÔLE DU PLANIFICATEUR FINANCIER

L’élaboration de ce genre de stratégie fait partie du quotidien d’un planificateur financier. En fonction de ses permis d’exercice, il vous conseillera et saura s’entourer d’autres professionnels, selon les expertises requises.

Comme le précise l’Institut québécois de planification financière (IQPF)[3]:

La planification financière personnelle est un processus qui consiste à optimiser votre situation financière et votre patrimoine. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Ce sont des atouts précieux pour suivre de près l’évolution de votre patrimoine et prendre la bonne décision au bon moment.

N’hésitez donc pas à consulter un planificateur financier reconnu par l’IQPF[4].

 

 

[1]. Voir le site de Retraite Québec sur le sujet : https://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/programmes/regime_rentes/rente_retraite/Pages/montant_rr.aspx

[2]. Pour cet exemple, tous les montants sont imposables et font fi de l’inflation.

[3]. Citation tirée de la page « Services au public » du site de l’IQPF : https://www.iqpf.org/services-au-public

[4]. Voir la page « Services au public » du site de l’IQPF : https://www.iqpf.org/services-au-public/repertoire

 

Pourquoi, je souhaite siéger au CA de la CSF

par Clément Hudon, Pl. Fin., FCSI, BAA, M. Sc.

Je l’avoue, je n’ai qu’un objectif en tête, augmenter l’employabilité des planificateurs financiers et faisant la promotion d’un concept simple, « pour donner des conseils financiers au Québec on doit détenir le titre de planificateur financier », ce qui n’est actuellement pas le cas.

Pour les mêmes raisons qui m’ont amené à joindre le comité aviseur de « Hardbacon », je souhaite démocratiser notre profession. Malgré les avantages que les modules en planification financière qui seront offerts via « Hardbacon » apporteront, il n’en demeure pas moins que la technologie, ce n’est pas pour tout le monde. Nous avons tous des parents ou des amis, qui ont besoin de rencontrer un individu car ils ne peuvent composer avec les outils informatiques.

L’accès à un planificateur financier ne devrait pas être lié aux actifs que les gens détiennent, ce qui est le cas présentement. Dans un monde où tous les conseils financiers sont donnés par des planificateurs financiers, les gens qui en ont vraiment besoin recevront des conseils de qualités.

Pourquoi moi? Parce que lorsque l’on travaille pour une institution financière et qu’on prône l’embauche de plus de planificateurs financiers et non une réduction, on risque de se retrouver dans le bureau de son directeur rapidement avec ordre d’oublier son objectif.

En tant que professeur en planification financière, ce n’est pas mon cas.

Certains diront que je suis biaisé, car je veux « vendre » des cours en planification financière. Je dirais qu’une même cible peut satisfaire plusieurs objectifs.

Si mon souhait pour les planificateurs financiers vous interpelle, ne m’oublier pas lors du vote pour la CSF et, pourquoi pas, transférer mon message aux gens de votre propre réseau.

Merci

 

 

Je souhaite démocratiser ma profession grâce à l’automatisation

par Clément Hudon, Pl. Fin., FCSI, BAA, M. Sc.

Je souhaite démocratiser ma profession grâce à l’automatisation

Je viens de me joindre au comité aviseur de Hardbacon, qui a pour ambition d’automatiser une partie de mon gagne-pain de planificateur financier indépendant. Je m’en réjouis, car trop de gens n’ont pas accès à un planificateur financier.

Après des années à travailler au sein de l’industrie des services financiers, j’en suis venu à une opinion similaire à celles de ces jeunes entrepreneurs qui veulent révolutionner l’industrie grâce à la technologie. Concrètement, je pense qu’il est temps que tout le monde puisse, peu importe leurs actifs, avoir accès à des services financiers de qualité.

Actuellement, professeur en planification financière au niveau universitaire, et planificateur financier indépendant, j’œuvre au sein de cette industrie depuis plus de 20 ans. Je détiens le titre de planificateur financier (Pl. Fin.) de l’Institut québécois de planification financière (IQPF) et celui de Fellow du CSI (FCSI).

Je suis aussi détenteur d’un certificat en planification financière personnelle de l’Université Laval, d’un baccalauréat en administration des affaires de HÉC Montréal, d’une maîtrise en développement des organisations de l’Université Laval et j’ai complété un programme court en intervention éducative auprès des adultes de l’Université TÉLUQ.

Pourquoi la planification financière?

Dans l’esprit de bien des gens, un planificateur financier, c’est juste un autre nom pour parler d’un conseiller financier. C’est loin d’être le cas, puisqu’il faut détenir un diplôme universitaire en lien avec la planification financière ainsi que de passer les tests rigoureux de l’Institut québécois de planification financière (IQPF) pour obtenir ce titre.

Un planificateur financier peut aider ses clients dans tous les aspects de leur vie financière et il ne se limite pas au domaine de l’investissement et de l’assurance. La planification financière intègre les connaissances des sept domaines suivants : aspects légaux, assurance et gestion des risques, finances, fiscalité, placements, retraite et succession.

Le rôle du planificateur financier est de vous aider dans l’élaboration de votre planification financière en vous traçant un plan d’action stratégique entièrement adapté à vos besoins et tenant compte de vos contraintes et de vos objectifs personnels. Il vous propose ensuite des stratégies et des mesures cohérentes et réalistes pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés.

Toute cette stratégie est généralement détaillée dans un document personnalisé que l’on nomme, une planification financière. Vous comprendrez que de bâtir une planification financière peut demander jusqu’à 40 heures pour un planificateur financier, ce qui en fait un produit dispendieux.

Pour les planificateurs financiers qui gagnent leur vie en recevant des commissions de ventes, avec ou sans salaire de base, cette réalité signifie qu’ils doivent refuser les clients n’ayant pas assez d’actifs – ou de besoins financiers comme les assurances – pour couvrir cet investissement en temps. En règle générale, il sera plus difficile d’obtenir un plan financier «gratuit» avec moins de 250 000$ d’actifs à investir avec ces planificateurs financiers.

Pour ma part, je fais partie de la poignée de planificateurs financiers indépendants qui n’ont aucun produit financier ou d’assurance à vendre. En effet, en plus d’enseigner la planification financière à l’université, j’offre mes services de planificateur financier indépendant à honoraires.

Je facture mes clients à l’heure, comme un comptable ou un avocat. Pour bâtir un plan financier, je facture en fonction de la complexité du cas et ces honoraires sont établis avec mes clients préalablement. Il n’y a pas de surprise au moment de la présentation de la planification financière.

Comme tout service offert par un professionnel, la planification financière peut sembler dispendieuse. Par contre, quel montant vaut l’atteinte de vos objectifs financiers?

Démocratiser un service essentiel

Comme je sais que la plupart des gens ne peuvent pas se payer mes services, je vois d’un bon œil l’arrivée d’entreprises de technologies financières comme Hardbacon, qui proposent d’automatiser une partie de ce que les planificateurs financiers font, particulièrement l’aspect éducation financière, une partie importante de mon travail.

Plus tôt les gens auront accès à une planification financière ou à des conseils en planification financière, le plus prospère ils deviendront. Et plus il y aura de gens prospères, plus élevée sera la demande pour des services comme les miens.

Je vais donc accompagner l’équipe de Hardbacon dans le développement des modules de planification financière qu’ils sont en train de développer. Un premier module devrait être lancé en février 2019.

Entre temps, je me suis donné l’objectif de vulgariser la complexité des finances personnelles et de vous aider à vous y retrouver par l’entremise du blogue de Hardbacon.

Je ne vends aucun produit et je ne suis affilié à aucune institution financière; il m’est donc possible de vous conseiller via mes articles sans aucun biais. Aussi, si vous avez des questions en matière de planification financière ou de finances personnelles, envoyez-moi vos interrogations à l’adresse courriel suivante: planification@hardbacon.ca

Je ne peux pas garantir que je répondrai à toutes les questions, mais je vais essayer de répondre aux plus de questions possible publiquement sur ce blogue, en changeant les noms, de manière à garantir l’anonymat des personnes qui m’écriront.

 

Source : https://hardbacon.ca/fr/article/planification-financiere-je-souhaite-democratiser-ma-profession-grace-lautomatisation/